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Titre original : めぞん一刻
Mangaka : TAKAHASHI Rumiko
Genre : seinen (romance)
Volumes : 15 (10 en Perfect Edition)
Années de publication : 1980 – 1987
Quand j’étais petit, je regardais passionnément Juliette, je t’aime, l’animé de Maison Ikkoku. Honnêtement, je ne me rappelais plus de grand-chose. Néanmoins, la seule chose dont j’étais sûr était que je passais d’excellents moments devant l’écran. Mais pour quelles raisons ?
Quand mon frère a acheté tous les volumes de ce manga, je m’étais décidé de lire tous les volumes afin de me faire un avis. Par ailleurs, en voyant le nom de la mangaka, je savais que je ne pouvais qu’aimer cette œuvre. En effet, TAKAHASHI Rumiko est l’auteure de Ranma, un manga culte que je trouve hilarant tellement les scènes sont déjantées !
Toutefois, Maison Ikkoku est son deuxième manga. Il y a donc de fortes chances que le trait et le scénario soient peut-être moins aboutis que ce que j’espérais. Mais pour le savoir, il faut que je le lise !
Résumé :
Godai est un jeune étudiant ayant raté ses examens. Actuellement, il vit dans une maison partagée par des locataires loufoques :
- Kyoko Otonashi: la jeune concierge déjà veuve.
- Famille Ichinose: un couple très étrange où le mari est discret, et la femme commère. Leur fils Kentaro a honte d’eux ! Le pauvre…
- Yotsuya: un locataire secret sur sa vie privée. Il adore embêter Godai. Il est de plus radin.
- Akemi Roppongi: une femme feignante et limite alcoolique. Elle est serveuse dans un bar.
L’objectif de Godai est de réussir un jour ses examens pour enfin entrer à l’université. Et surtout, il aimerait épouser Mme Otonashi, bien qu’elle soit plus âgée que lui.
Toutefois, il ne s’agit pas d’une mince affaire car un autre homme tourne autour d’elle : Shun Mitaka, le beau professeur de tennis. Bon courage Godai !
Ma critique de Maison Ikkoku
J’ai apprécié le scénario de Maison Ikkoku. Ce n’est pas très compliqué. Godai se met toujours dans des situations pas possibles mais tout finit toujours par arriver à se résoudre.
Le temps est vraiment pris en compte dans l’histoire. Les personnages vieillissent. Nous suivons donc Godai dans sa vie étudiante, que ce soit dans les côtés positifs (insouciance, amitié, association étudiante) que dans les côtés négatifs (job étudiant, stress des examens, emploi…). Nous pouvons également voir l’évolution de ses relations au fil des pages. Et c’est vraiment appréciable, car cela apporte une dimension psychologique intéressante.
Le seul reproche que je pourrais faire est que cela peut tirer en longueur. Les gags peuvent se répéter. Et l’indécision de Mme Otonashi sur ses sentiments envers Mitaka et Godai peut être lourdingue à la longue. Cela aurait pu être écourté pour gagner en intensité. Mais c’est un détail. La mangaka a laissé tel quel certainement pour tenir un rythme de publication effréné. Dans tous les cas, tout se tient du début jusqu’à la fin.
Les personnages sont tous attachants même s’ils ont tous un côté exubérant, chiant et débile ! Oui, comment c’est possible ? Ils sont tous cinglés avec de gros défauts. Aucun personnage n’est lisse. De ce fait, je trouve que c’est une vraie réussite à ce niveau-là. Les caractères sont stéréotypés sans excès. Des scènes m’ont fait sourire tellement c’était improbable (vive les quiproquos !). En revanche, certains personnages auraient pu être plus développés, surtout ceux qui arrivent vers la fin. La mangaka n’a pas su donc tous les exploiter.
Quant au dessin, il est correct sans être extraordinaire. Toutefois, le découpage reste dynamique. C’est bien réalisé sans trop d’originalité.

Le gros point fort est le ton donné à l’œuvre. Quasiment tout est mis sur un ton humoristique teinté d’ironie et de burlesque. Cela permet de faire passer la pilule, et de tout dédramatiser. Cependant, cela n’empêche pas d’ancrer le tout dans la réalité, à savoir une société japonaise des années 1980 dont les codes sont plus ou moins scrupuleusement respectés par tous les protagonistes.
Malgré le ton léger du manga, les thèmes abordés sont plutôt sérieux. Le manga traduit le passage de l’adulescence à l’adolescence au travers de Godai et de ses camarades de promotion. Au fil des tomes, ces derniers doivent de plus en plus réfléchir à leur avenir. Le thème du deuil est également abordé par les souvenirs de Mme Otonashi concernant son défunt mari. Peut-elle prétendre à refaire sa vie amoureuse sans trahir son premier amour ? Mais d’ailleurs, qu’est-ce que signifie aimer ? Voici les thèmes importants du manga.
Bref ! Selon moi, Maison Ikkoku est une vraie réussite. Je ne me suis jamais ennuyé à sa lecture. C’est un vrai page-turner. C’était limite addictif car je voulais connaitre la suite. Je ne regrette vraiment pas de m’être replongé dans un manga après tant d’années.
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